Lexique du site

vendredi 7 août 2009
par  Joëlle

Barbotine : il s’agit d’un mélange de terre et d’eau plus ou moins liquide qui permet de nombreux usages, l’assemblage de plusieurs pièces, le coulage dans des moules en plâtre...

Biscuit : en faïence, on appelle biscuit la poterie qui a été cuite une première fois à environ 900°C. La poterie reste alors poreuse et l’émail y adhère bien. Cette première cuisson pour les argiles à grès ou la porcelaine porte le nom de dégourdi.

Colombin : un colombin est un boudin d’argile qui sert à monter des poteries à la main. Cette technique consiste à réaliser des volumes en superposant les colombins en les consolidants par pression des uns contre les autres, en ajoutant de la barbotine, puis en lissant la surface au fur et à mesure que s’élève la pièce. Les colombins permettent de créer des formes libres ou de décorer des pièces. Cette technique est ancestrale.

Consistance cuir : la terre est encore humide mais ne se déforme plus.

Couverte : émail translucide à faïence, pellicule de verre transparente et brillante que l’on met sur les pièces et sur les décors (engobes) afin de les faire ressortir.

Engobe : en faïence, l’engobe est une barbotine (terre+eau) naturelle ou colorée le plus souvent par des oxydes. L’engobe est appliqué sur la poterie pour obtenir des effets décoratifs ou pour changer la couleur de la pièce. C’est une couche intermédiaire entre la terre et l’émail et ne teinte pas la terre dans la masse. L’engobe adhère mieux lorsqu’il a un retrait assez semblable à celui de l’argile sur laquelle il est appliqué. Pour éviter les effet indésirables (fissures, engobe qui s’en va par plaques...), il est préférable de l’appliquer sur une pièce encore humide qui n’a pas encore amorcée son retrait. Aussi, vaut-il mieux privilégier l’application sur terre crue que sur un biscuit.

Fritte : glaçure pour raku. Une fritte est un silicate, mélange de silice et d’autres matériaux (soude, potasse, ...) solubles à la température du raku et que l’on rend insolubles par le procédé dit du frittage (on porte le mélange en fusion, on fait couler la fusion dans de l’eau et on broie le verre obtenu). Cette poudre très fine est la fritte. Une fois cuite sur une poterie, elle forme une pellicule de verre transparente qui peut être opacifiée ou colorée. Son usage principal est le raku.

Glaçure : une glaçure est une fine pellicule de verre recouvrant la céramique. D’autres termes comme couverte, émail ou fritte sont utilisés pour désigner de façon plus précise le type de glaçure et le type d’argile à laquelle elle est destinée.

Plaque : une plaque est obtenue en écrasant la terre à l’aide d’un rouleau (rouleau à pâtisserie). Cette technique permet de faire des pièces géométriques. Différentes plaques peuvent être assemblées (boîte), déposées dans des moules ( plat, assiette...) On peut cependant obtenir des formes cylindriques (vase) en roulant la plaque et en assemblant les deux extrémités opposées à l’aide de barbotine.

Raku nu : l’émail à disparu de la pièce céramique, le dessin et les craquelures apparaissent directement sur la terre .

Réserve : il s’agit d’une technique consistant à masquer certaines zones de l’objet pour les préserver des couches émail appliquées ultérieurement. La réserve peut se faire sur la terre brute ou entre deux apllication d’émail. La cire liquide s’avère très efficace pour réaliser des réserves.

Resiste : substance appliquée entre la terre et l’émail raku pour empêcher l’émail d’adhérer et obtenir ainsi un raku nu. Cet enduit ou engobe est composé de kaolin et de silice.

Retrait : il s’agit de la perte de volume de la terre par évaporation d’eau consécutive au séchage ou à la cuisson. Variable selon le taux d’humidité originel de la terre et de la cuisson effectuée, le taux de retrait est d’environ 10 pour cent en moyenne. Prenons un exemple : si l’on confectionne un carreau de 10cm x 10cm, au final il ne mesurera pas plus de 9cm x 9cm environ. Prendre en compte ce taux de retrait devient extrêmement important dès lors que l’on fabrique des pièces destinées à s’imbriquer les unes dans les autres ou lorsqu’on souhaite obtenir des pièces d’une taille bien définie et conforme à un gabarit établi.

Terre chamottée : une terre dite chamottée est en fait un mélange de terre lisse et de chamotte. La chamotte est constituée de particules de terre cuite broyée de plus ou moins faible grosseur a différentes concentration. La présence de la chamotte diminue le retrait au séchage et à la cuisson et rend la pièce confectionnée plus résistante. La terre chamottée est très utilisée en modelage et en sculpture.

Terre crue : Le terme de terre dite crue permet de désigner une terre qui n’a subit aucune cuisson, par opposition à la terre cuite.

Terre auto-durcissante : La terre auto-durcissante est une argile naturelle spéciale ne nécessitant aucune cuisson et qui sèche à l’air ambiant en quelques jours. Idéale pour réaliser des objets de décoration, son utilisation reste limitée. N’étant pas cuite, elle ne peut être utilisée pour la réalisation de récipients, ni être exposée aux intempéries. Elle reste bien évidemment plus fragile qu’une terre cuite. Cette terre se travaille comme une argile conventionnelle car sa texture est identique.


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